Je m'appelle Sylvie et je suis la maman d'un enfant de 9 ans qui a des troubles envahissants du développement (TED).
Mon mari et moi sommes victimes d'un abus de signalement des services sociaux qui parlent d'un problème éducatif.
Nous avons déjà été convoqués à comparaître 2 fois au tribunal... c'est une pression terrible à vivre au quotidien !
Comment tout cela est-il arrivé ?
Lorsque notre enfant est entré à la maternelle à l'âge de 3 ans, l'école nous a signalé qu'il avait des troubles du comportement, et il a donc été totalement déscolarisé.
Devant ses difficultés, nous avons immédiatement mis en place un suivi avec médecin, psychologue, psychomotricienne et orthophoniste. Nous avons fait appel au CDAS (centre départemental de l'action sociale) de notre département.
Pour nous aider à gérer la situation, 2 éducateurs ont été nommés par le CDAS, nous avions avec eux des relations cordiales. L'année suivante, un autre éducateur a été désigné pour nous. Nous avons eu avec lui des divergences, suite auxquelles il nous a signalés aux services sociaux, ce qui a eu les conséquences suivantes :
- convocation au tribunal pour enfants
- le juge a nommé un psychologue et une assistante sociale pour un an
- nous devions nous rendre presque chaque mois pendant un an à Rennes, ce qui représente 160 km aller-retour de chez nous !
A la convocation suivante chez le juge, nous avons amené un certificat médical du CMPP qui suit notre enfant depuis 2 ans. Ce document mentionne qu'il est atteint de TED, troubles envahissants du développement.
Le juge n'en a pas tenu compte et a ordonné cette fois-ci la nomination d'un expert psychiatre à 80 km de chez nous !
Nous avons pris contact avec le CRA afin de pouvoir obtenir un diagnostic officiel d'autisme.
A ce jour, il n'est pas évoqué de placement de notre enfant fort heureusement, mais cette menace est comme une épée de Damoclès sur notre tête !
Nous avons fait appel à une avocate spécialiste de ces problématiques pour les familles des personnes autistes, cela nous a coûté 2500 euros.
J'ai écrit plusieurs fois au gouvernement et à Mme Cluzel, mais mes messages sont restés sans réponse. Beaucoup de familles vivent ce type de drames en France, faute de formation des professionnels de santé sur l'autisme.
Il faut que nos témoignages soient diffusés au plus grand nombre de manière à ce que cesse cette destruction des familles dues à des erreurs judiciaires par méconnaissance de l'autisme.
En plus de la pression psychologique, ces erreurs coûtent cher aux parents, qui sont obligés de se déplacer pour des convocations à plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres de chez eux, et de payer un avocat.
Ces erreurs sont également dramatiques pour les enfants autistes qui sont envoyés dans des établissements pas du tout adaptés pour eux !
Il est temps que cela cesse !
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